tjmetre.fr — Benchmark TJM freelance — Imprimé le 09/08/2026Questions fréquentes
L'expert-comptable est-il obligatoire en SASU ou en EURL ?
Non. Aucun texte n'impose de recourir à un expert-comptable, quelle que soit la forme juridique. Le service public le formule ainsi : le recours à un professionnel est facultatif. Ce qui est obligatoire, ce sont les documents — livre-journal, grand-livre, comptes annuels et dépôt au greffe — pas la personne qui les produit. En revanche, si vous choisissez d'externaliser, vous devez vous adresser à un expert-comptable inscrit à l'Ordre.
Quelles sont les obligations comptables d'un micro-entrepreneur ?
Un livre des recettes, un registre des achats, des factures conformes, et un compte bancaire dédié dès que le chiffre d'affaires dépasse 10 000 € deux années civiles consécutives. Pas de bilan, pas de compte de résultat, pas de dépôt de comptes. C'est la raison pour laquelle un simple outil de gestion suffit à la très grande majorité des micro-entrepreneurs.
Faut-il adhérer à un organisme de gestion agréé pour éviter la majoration de 25 % ?
Non, cette majoration n'existe plus. L'article 34 de la loi de finances pour 2021 l'a supprimée progressivement — 20 % en 2020, 15 % en 2021, 10 % en 2022 — et elle est totalement abrogée depuis l'imposition des revenus de 2023. Les articles qui conseillent encore d'adhérer à un OGA pour cette raison sont périmés.
Un freelance doit-il nommer un commissaire aux comptes ?
En pratique, jamais. La nomination devient obligatoire lorsque la société dépasse deux des trois seuils suivants : 5 millions d'euros de total de bilan, 10 millions d'euros de chiffre d'affaires hors taxes, ou 50 salariés. Une activité de freelance en est très éloignée.
Faut-il un expert-comptable quand on est freelance ?
Non : aucun texte ne l'impose, pas même en SASU. Ce qui est obligatoire, ce sont les documents — pas la personne qui les produit. Voici ce que vous devez réellement fournir selon votre statut, et à partir de quand déléguer revient moins cher que de s'en charger.
À jour au 3 août 2026 · Chiffres vérifiés sur sources officielles
L'essentiel
- Aucun texte n'impose l'expert-comptable, pas même en SASU. Ce sont les documents qui sont obligatoires, pas la personne qui les produit.
- En micro-entreprise, il n'y a ni bilan ni comptes annuels : un livre des recettes suffit. Un outil de gestion couvre le besoin.
- En société, il faut des comptes annuels et un dépôt au greffe. Rien n'interdit de les faire soi-même — mais l'erreur s'y paie cher.
- La majoration de 25 % pour non-adhésion à un organisme agréé n'existe plus depuis les revenus 2023.
L'expert-comptable est-il obligatoire pour un freelance ?
Non. Jamais. Ni en micro-entreprise, ni en EURL, ni en SASU. C'est une idée si répandue qu'elle mérite d'être tranchée par le texte lui-même : la fiche officielle sur les obligations comptables des sociétés commerciales indique que « le recours à un professionnel est facultatif ».
Ce que la loi impose, ce sont des documents et des délais, pas un prestataire. La confusion vient d'une règle voisine, réelle celle-là : si vous décidez d'externaliser votre comptabilité, vous devez vous adresser à un expert-comptable inscrit à l'Ordre. Autrement dit : vous avez le droit de tout faire vous-même, mais pas de confier le travail à n'importe qui.
À retenir : la vraie question n'est pas « suis-je obligé ? » mais « combien me coûte le temps que j'y passe, et que me coûterait une erreur ? ». Un freelance qui facture 500 € par jour et consacre deux jours par mois à sa comptabilité y engage 12 000 € de chiffre d'affaires sur l'année.
Ce que vous devez réellement produire, selon votre statut
| Obligation | Micro-entreprise | EURL / SASU |
|---|---|---|
| Livre des recettes | oui | non (remplacé) |
| Registre des achats | oui | non (remplacé) |
| Livre-journal et grand-livre | non | oui |
| Comptes annuels (bilan, compte de résultat, annexe) | non | oui |
| Dépôt des comptes au greffe | non | oui |
| Compte bancaire dédié | au-delà d'un seuil | oui |
| Expert-comptable | non | non |
| Commissaire aux comptes | non | non (sauf très grande taille) |
En micro-entreprise : un outil suffit presque toujours
Le régime micro dispense de toute comptabilité d'engagement. Vous tenez un livre des recettes, un registre des achats, vous émettez des factures conformes, et vous déclarez votre chiffre d'affaires à l'URSSAF. Il n'y a ni bilan, ni compte de résultat, ni dépôt de comptes. Le calcul de vos cotisations est forfaitaire : 25,6 % du chiffre d'affaires en BNC, sans qu'aucune charge réelle n'entre dans l'équation.
Un expert-comptable n'a donc, dans ce cadre, presque rien à optimiser : l'abattement de 34 % est forfaitaire, il ne se négocie pas et ne dépend pas de vos dépenses. Payer plusieurs centaines d'euros par an pour faire tenir un tableau de recettes n'a pas de sens économique. Un outil de gestion qui synchronise le compte bancaire, édite les factures et prépare la déclaration couvre le besoin réel.
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Découvrir AbbyLes trois seuils à surveiller en micro
Le plafond de 83 600 € n'est pas le seuil qui vous rattrapera en premier. C'est la franchise de TVA, à 37 500 €, qui impose d'un coup de facturer la taxe, de la déclarer et de la reverser. Et le compte bancaire dédié devient obligatoire dès que le chiffre d'affaires dépasse 10 000 € deux années civiles consécutives. Le détail des plafonds micro et le simulateur de charges vous situent précisément.
En société : légalement libre, pratiquement risqué
En EURL comme en SASU, la donne change. Vous devez tenir un livre-journal et un grand-livre, établir des comptes annuels — bilan, compte de résultat et annexe — puis les déposer au greffe. Rien, encore une fois, ne vous oblige à passer par un professionnel. Mais trois choses changent :
- la comptabilité devient d'engagement : on enregistre les créances et les dettes, pas seulement les encaissements ;
- le résultat fiscal se calcule sur les charges réelles, donc chaque arbitrage a un effet direct sur l'impôt ;
- vous arbitrez entre rémunération et dividendes, deux régimes sociaux et fiscaux différents — c'est là que se joue l'essentiel de votre net.
C'est le troisième point qui justifie l'accompagnement, pas la saisie. Sur les premiers 42 500 € de bénéfice, l'impôt sur les sociétés s'applique à taux réduit ; au-delà, au taux normal. Le seuil de rentabilité d'un expert-comptable, pour un freelance, ne se mesure donc pas en heures gagnées mais en arbitrages évités. Notre comparatif SASU contre EURL détaille ce que chaque forme implique.
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La majoration de 25 % sans organisme agréé : elle n'existe plus
C'est l'erreur la plus fréquente des articles encore en ligne sur le sujet. Pendant des années, un professionnel en déclaration contrôlée qui n'adhérait pas à un organisme de gestion agréé voyait son bénéfice imposable majoré de 25 %. L'article 34 de la loi de finances pour 2021 a organisé son extinction, et elle est totalement supprimée depuis l'imposition des revenus de 2023.
Conséquence pratique : si l'on vous conseille aujourd'hui d'adhérer à un organisme agréé « pour éviter les 25 % », le conseil est périmé. L'adhésion peut garder un intérêt pour l'accompagnement qu'elle propose, mais plus du tout pour cette raison-là.
Alors, à partir de quand déléguer ?
La question se tranche en comparant trois montants, et non en lisant un seuil légal qui n'existe pas :
- Le coût de votre temps. Votre TJM multiplié par les jours que vous y consacrez réellement. C'est presque toujours le poste le plus lourd, et le plus ignoré.
- Le coût du service. Un outil de gestion en micro, un cabinet en ligne en société : les ordres de grandeur n'ont rien à voir.
- Le coût d'une erreur. Nul en micro, où il n'y a presque rien à se tromper. Réel en société, où un mauvais arbitrage de rémunération se chiffre en milliers d'euros sur une année.
En pratique : en micro, un outil suffit tant que vous restez sous la franchise de TVA. En société, l'accompagnement se justifie dès le premier exercice, non pour la saisie, mais pour l'arbitrage entre rémunération et dividendes. Reste à savoir ce que votre activité vous rapporte vraiment : un TJM est un brut, et c'est le net qui décide.
Combien vous reste-t-il vraiment ?
Comparez votre net réel selon votre statut, cotisations et impôt compris.
Calculer mon net réel Quel statut choisir ?Sources
- Obligations comptables d'une société commerciale — service-public, fiche F37169.
- Obligations comptables du micro-entrepreneur — fiche F23266.
- Régime fiscal de la micro-entreprise — fiche F23267 (plafonds et abattements 2026).
- Compte bancaire du micro-entrepreneur — fiche F35991 (seuil de 10 000 €).
- Désignation d'un commissaire aux comptes — fiche F31440 (seuils).
- Suppression de la majoration pour non-adhésion à un OGA — BOFiP, ACTU-2021-00106.
Cet article contient des liens partenaires, signalés comme tels. Ils n'influencent ni le contenu ni les recommandations : les obligations décrites proviennent uniquement de sources officielles, citées ci-dessus.